La Région Martinique
Le Président de la Région Martinique :
Monsieur Alfred MARIE-JEANNE
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Site internet de la Région Martinique : cr-martinique.fr
Généralités géographiques
Ile de la Martinique (972), une des Petites Antilles, formant (depuis 1946) un département français d’outre-mer ; une superficie de 1100 km² ; Chef-lieu : Fort-de-France ; chefs-lieu d’arrondissements : Le Marin et Trinité ; 3 arrondissements et 34 communes.
L’île, au climat tropical, est constituée par un massif volcanique dominé par la Montagne Pelée.
Histoire
La Martinique est une des îles découvertes par Christophe Colomb en 1502, lors de son quatrième voyage. Elle était déjà peuplée. Cependant, ce n’est qu’en 1635 que Pierre Belain d’Esnambuc en prend possession au nom de la France, sur instruction du cardinal de Richelieu.
En 1664, la Compagnie des Indes occidentales, créée par Colbert, obtient le monopole du commerce, puis en 1674, la colonie est rattachée à la Couronne. Le développement de l’île est largement facilité par la mise en place du commerce triangulaire qui permet de ramener des esclaves destinés aux plantations.
La Martinique est avec Haïti le client le plus important des négriers, alimentant la métropole en cacao, en café, en indigo, en sucre et en coton. Comme sa voisine, la Guadeloupe, elle est l’un des enjeux des rivalités franco-anglaises dans les Caraïbes aux XVIIIe et XIXe siècles. Occupée par l’Angleterre en 1762, elle est rétrocédée à la France l’année suivante par le traité de Paris.
En juin 1790, les mulâtres et les esclaves se soulèvent, mais les patriotes ne peuvent y abolir l’esclavage, car l’Angleterre reprend possession de la Martinique de 1794 à 1802, date à laquelle le traité d’Amiens la restitue à la France.
Durant cette occupation, les Anglais libèrent les esclaves noirs afin de ruiner les plantations des colons français. Le retour à la France s’accompagne du rétablissement de l’esclavage, définitivement aboli en 1848 grâce à l’œuvre de Victor Schoelcher, qui exerce les responsabilités de sous-secrétaire d’État dans le gouvernement provisoire, après la Révolution de février 1848.
La suppression de l’esclavage met à mal l’économie de plantation qui ne peut supporter des coûts de main-d’œuvre importants. On fait venir des travailleurs volontaires jusqu’en 1859, puis cette "traite déguisée" cesse au profit de la venue de coolies, main d’œuvre venue d’Inde.
Devenue département d’outre-mer en 1946, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et grâce à la Constitution de la IVe République, la Martinique ne retrouve son dynamisme qu’avec le développement de l’industrie touristique.
Quelques indicateurs
Population : 390 550 habitants (en 2003), composée à 42 % d’une population urbaine
et à 58 % d’une population rurale.
Monnaie : l’euro
Langue officielle : le Français, langue parlée également : le Créole
Taux de chômage en 2003 : 22,3 %
Taille de zone économique exclusive : 11 000 km²
Densité moyenne en 2002 : 345 habitants/km²
PIB par habitant en 2002 : 16 552,7 €
Emploi par secteur : primaire : 7% - secondaire : 18% - tertiaire : 75%
Economie
La Martinique bénéficie de diverses incitations financières et fiscales à la création d’entreprise, l’investissement, l’emploi. Les principaux secteurs d’activité sont le secteur agricole, avec la production de bananes et de canne à sucre, la pêche, le tourisme et le commerce.
Concernant l’activité économique, le nombre d’établissements est de 26 024, dont 2 484 dans l’industrie, 3 590 dans la construction, 7 679 dans le commerce, 12 271 dans les services. 95,6% de ces établissements ont moins de 10 salariés. Il y a 7 882 entreprises artisanales.
La surface agricole utilisée est de 33 390 ha. L’agriculture est tournée vers la production bananière (303 760 tonnes en 2002), sur une superficie de 9 310 ha.
Concernant le tourisme et le commerce, les recettes touristiques sont de l’ordre de 212,9 M€, avec 736 000 visiteurs par an. Le nombre d’entreprises touristiques est de 2 264. Le trafic aérien est de 1 515 175 passagers par an, tandis que le trafic maritime concerne 1 991 000 entrées et 853 000 sorties.
Secteurs d’activité
Agriculture, élevage, pêche, canne à sucre
Industries du bâtiment, agro-alimentaires, industries légères, matériaux de construction, distilleries
Services : tourisme
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