Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET confirme le financement des Accords de Matignon

Le 12 décembre 2011
La Ministre de l'Ecologie a profité de sa présence sur le sol réunionnais pour confirmer le soutien de l'Etat dans la réalisation des grands travaux portés par la Région Réunion. Que ce soit la Nouvelle Route du Littoral, le Trans Eco Express ou encore les travaux des deux aéroports, le Gouvernement financera bel et bien chacun de ces dossiers.

Lors de son discours dans les jardins du RSMAR de Saint-Denis, Nathalie Kosciusko-Morizet a tenu à précisé que le crédits demandés seront affectes malgré le contexte de crise qui frappe le pays.

Elle a tenu également à félicité la Région Réunion et ses partenaires pour leurs implications dans le montage des dossiers de ces grands chantiers

La Réunion que nous construisons ensemble pour UN DEVELOPPEMENT DURABLE

La Région a pour ambition d’atteindre l’autonomie énergétique à l’horizon 2025-2030. Pour cela, elle dispose de plusieurs programmes d’actions et met en place de nombreux dispositifs en matière de maîtrise de la demande en énergie et de développement des énergies renouvelables.

La Région, partenaire actif de Gerri 2030

GERRI 2030 (Grenelle de l’Environnement à La Réunion- Réussir l’Innovation) a pour objectif de faire de La Réunion d’ici 2030 une terre d’excellence et d’innovations en matière de développement durable. La Région est partie prenante aux côtés de l’État, des collectivités et du monde économique dans le cadre de cette action. Gerri a pour mission essentielle de fédérer les initiatives locales, nationales et internationales pour positionner La Réunion comme un laboratoire du développement durable dans 5 domaines : les transports individuels et collectifs, la production et l’économie d’énergie, le stockage d’énergie, l’aménagement et la construction durable et enfin le tourisme. La Région continuera à apporter son soutien à cette structure en 2012.

La Collectivité veut faire de La Réunion, une île résolument tournée vers le solaire.

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Parmi les outils développés : Le PRERURE (Plan Régional des Energie Renouvelables et l’Utilisation Rationnelle de l’Energie) a, notamment pour objectif une politique active de diffusion des chauffe eau solaires (actuellement 32% de la population couverte). Avec les partenaires du Programme Régional de Maîtrise d’Energie, la collectivité soutient l’équipement en chauffe-eau solaire des logements collectifs sociaux à hauteur de 1500 logements équipés/an. Afin de répondre à l’objectif de réduction des pollutions et de préservation de l’environnement, la Région poursuivra en 2012 son intervention aux côtés de l’ADEME et d’EDF pour des opérations de réhabilitation de logements collectifs afin de limiter le recours à la climatisation dans le résidentiel. En effet, au titre du Programme régional de maîtrise de l’énergie, une aide de 80 % du coût des installations est apportée aux bailleurs sociaux qui font l’effort de mettre en place des chauffe-eau solaires sur leurs bâtiments en réhabilitation. Il est prévu d’intervenir pour l’équipement d’environ 6000 logements d’ici à 2013.

En 2012, le projet « Réunion île solaire » sera également conforté avec la déclinaison opérationnelle du photovoltaïque pour les particuliers avec le « Chèque énergie », du chauffe-eau solaire pour les foyers à faible revenu ou encore de l’équipement de notre patrimoine en centrale photovoltaïque et en isolation thermique. Le dispositif « Chèque énergie » pour lequel 3 millions d’euros ont été engagés vise à accompagner à hauteur de 3000 euros les particuliers pour l’acquisition d’une centrale photovoltaïque de production d’électricité.

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En matière de solaire thermique, la Région met ainsi en place un fond de garantie qui vise à permettre aux ménages les plus démunis de s’équiper en chauffe-eau solaire. Le second dispositif qui correspond à une enveloppe de 1,4 million d’euros permet quant à lui d’aider les foyers à faibles revenus à se doter d’installations de chauffe-eau solaires individuels. Cette nouvelle mesure permet de prendre en charge 80 % du prix de l’installation (plafonnement du prix du chauffe-eau solaire à 3000 euros) à raison de 25 foyers par commune, soit au total 600 familles identifiées par les CCAS et accompagnées par l’ARER. La collectivité consacre également un budget de 300 millions d’euros pour la rénovation thermique de son patrimoine (80 sites : lycées et centres de formation). Parallèlement, la Région soutient de grands projets structurants tels que le projet millener (Mille installations de gestion énergétique dans les îles) porté par EDF. Ce programme financé par la collectivité à hauteur de 1,4 million d’euros consiste à doter 500 familles réunionnaises en installations de gestion énergétique afin de tester un mode de production d’électricité alternatif à celui reposant sur la production de grosses fermes photovoltaïques. Il repose ainsi sur la capacité des ménages consommateurs à devenir leur propre producteur. En 2012, ce dispositif sera déployé sur le territoire réunionnais.

La Région actrice du développement des énergies renouvelables

La Collectivité soutient de nombreux projets de développement d’énergies renouvelables autres que celles déjà exploitées(hydraulique, solaire photovoltaïque, éolien, bagasse). Il s’agit notamment des énergies de la mer ou encore du potentiel énergétique de la biomasse. Grâce au soutien de l’Europe, l’État et la Région, deux types d’énergies marines seront particulièrement explorées en 2012 : l’énergie de la houle et l’énergie thermique des océans. Cette filière fait l’objet depuis plusieurs années de recherches en vue de définir son potentiel à La Réunion et de mettre en place des unités pilotes. Les énergies de la mer se présentent selon deux types d’énergies marines et sont particulièrement explorées actuellement. D’une part l’énergie de la houle fait l’objet d’études approfondies pour deux systèmes de conception très différents. D’autre part l’énergie thermique fait également partie d’un programme de recherche et développement piloté par la Région, la société DCNS et l’IUT de Saint-Pierre. Le contexte tropical de La Réunion permet en effet de valoriser la différence de température entre ses eaux de surface et ses eaux profondes pour produire de l’électricité. Autre projet soutenu par la Région : le SWAC porté par GDFSuez qui vise la réalisation d’un réseau de climatisation à partir des eaux froides sous-marines sur Saint-Denis et Sainte-Marie. Plus de 12 millions d’euros sont investis pour le développement des énergies des mers (Europe/ Etat/Région).

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En matière de biomasse, la stratégie mise en oeuvre par la Région vise à développer un pôle de production en matière première et de valorisation de cette ressource particulièrement performante. Ainsi, plusieurs ressources doivent faire l’objet de travaux pour en optimiser les possibilités de valorisation. La bagasse, résidu des cannes broyées, contribue aujourd’hui à fournir 10 % des besoins en électricité et 75 % des besoins de chaleur en énergie primaire. Des études sont en cours pour développer des variétés de cannes plus riches en fibres pour augmenter leurs rendements énergétiques. Les potentialités du biogaz sont également à l’étude à des fins de production d’électricité aux heures de pointe, de valorisation en biocarburant ou en tri-génération. Différents types de gisements (centres d’enfouissement technique, effluents d’élevages, agricoles et agro-industriels) sont concernés.

Le développement d’une filière bois/énergie dans les hauts de La Réunion dans le cadre du Plan d’Excellence Rural sera également soutenue par la Région. Des expériences vont être menées pour développer des opérations de gazéification à petite échelle visant à alimenter en chaleur et électricité des sites mal desservis par le réseau et proche d’une ressource en bois. En matière d’énergies, la Région consacre plus de 8 millions d’euros par an pour le soutien de ces différentes filières énergétiques.

La Région poursuit son engagement pour un aménagement équilibré du territoire

La Région, en association avec les acteurs de l’aménagement, répond à la volonté de construire de façon partagée les orientations fondamentales de l’aménagement durable, à moyen terme, à l’échelle de l’île. A la suite de l’approbation du nouveau SAR par le Conseil d’Etat dans un décret du 22 novembre 2011, la mise en oeuvre de ce schéma se poursuivra en 2012 avec l’élaboration d’un guide méthodologique à destination des collectivités et la diffusion du vade-mecum à destination du grand public. La Collectivité continue de porter des actions de structuration et de valorisation des bourgs des hauts et mi-pentes, de revitalisation des centres-villes et de densification autour des pôles intermodaux et la mise en oeuvre d’un programme régional en faveur du logement social, élargit son intervention en tant que co-financeur du FraFu social. L’approbation et la mise en oeuvre du schéma régional climat air énergie et de sa déclinaison opérationnelle avec le Plan climat énergie régional participe également d’un aménagement équilibré de l’île .

La Région Réunion partenaire de l’État pour le développement de la croissance verte

Avec pour cap 10000 emplois verts à l’horizon 2014, la Région en collaboration avec l’Etat amplifie le dispositif « emplois verts » pour faire de la croissance verte un vecteur de développement de l’économie sociale et solidaire. En 2012, parmi les chantiers prioritaires, figurent l’embellissement des sites touristiques (plages, sentiers, espaces remarquables et sensibles du Parc national, aires de repos de la route des tamarins,...) et l’entretien des ravines. À ce titre, la collectivité est partie prenante avec l’État d’un plan expérimental en faveur de la croissance verte. Seule région ultra-marine à s’impliquer dans un tel programme, la Région Réunion a investi plus de 840000 euros pour créer des opportunités d’accès à l’emploi dans le domaine du développement durable notamment en direction des publics en difficulté. Elle entend ainsi contribuer à une meilleure prise en compte de la croissance verte dans le tissu économique et social de l’île grâce au renforcement des filières « tourisme » et « environnement » et à la structuration du secteur de l’économie solidaire. A noter également la mise en place d’un accompagnement spécifique des emplois verts en matière d’orientation professionnelle pour qu’ils puissent s’inscrire dans un véritable parcours de formation et élaborer un véritable projet professionnel allant au-delà de la durée du contrat aidé.

La Collectivité régionale développe des modes écologiques de transports

Afin de proposer une alternative au tout automobile, la Région Réunion met en place plusieurs actions ayant pour objectif l’amélioration des conditions de circulation et la réduction de la pollution.Le programme Trans Eco Express (TEE) inscrit au Nouveau Protocole de Matignon et financé à hauteur de 250 millions d’euros entend proposer aux Réunionnais un maillage complet avec le Nouveau Transport Public Réunionnais. Il consiste à renforcer les liaisons interurbaines et à désenclaver les écarts en améliorant l’offre en transports en commun sur l’île. L’objectif : faciliter les déplacements des Réunionnais et proposer une alternative au tout automobile pour réduire la consommation énergétique et les émissions de gaz à effet de serre. En 2012, la Collectivité poursuit ses démarches auprès des Autorités organisatrices de Transport pour subventionner le renouvellement du parc de bus réunionnais et une trentaine de chantiers vont permettre l’adaptation des infrastructures de transport dans le but ultime de fluidifier la circulation. La Voie Vélo régionale a pour but de développer les modes doux de déplacements. L’objectif est de compléter le réseau de bandes et pistes cyclables existantes en aménageant partout sur l’île des espaces réservés au vélo. Au total, 22 sections ont été identifiées aux quatre coins de l’île. En 2012, les études opérationnelles seront engagées sur les premiers tronçons. La concertation se poursuivra avec les autres collectivités pour la création d’un « schéma directeur vélo » à l’échelle de l’île.

La Région pilote, en partenariat avec divers organismes et entreprises(Agence Régionale de Santé océan Indien, Centre de la Police Nationale, EDF, Rectorat, Université, Lycée Professionnel l’Horizon, Lycée Professionnel Georges Brassens), l’élaboration d’un Plan de déplacements Professionnels inter administrations et entreprises pour la mise en place de solutions collectives pour les trajets domicile-travail, les déplacements professionnels ou encore les déplacements du midi des salariés de ces structures.

La mise en oeuvre de ce plan de déplacement débutera en 2012.

L’année 2012 sera également marquée par l’approbation du Schéma Régional des Infrastructures et des Transports (SRIT), document de planification relatif aux transports individuels et collectifs des biens et des personnes qui a fait l’objet d’une large concertation auprès des partenaires institutionnels et de la population. L’objectif : développer une mobilité durable à La Réunion.

Pour participer activement à la diminution des gaz à effet de serre, des véhicules hybrides et des vélos électriques ont été acquis par la Région. D’autres acquisitions se feront pour permettre un renouvellement de l’ensemble du parc.

La Collectivité souhaite également déployer en 2012 des installations photovoltaïques sur ses sites (lycées, centres de formation,…) couplées à des véhicules électriques pour développer un parc de véhicules propres sur l’île. Sur le site de l’Hôtel de Région, une opération sera menée dans le cadre du projet VERT piloté par Renault avec une mise à disposition de 4 ou 5 véhicules électriques alimentés par la centrale photovoltaïque installée sur le toit de la Région.

Les autres actions régionales dans le domaine du développement durable

L’organisation du traitement des déchets

En 2012, la collectivité poursuit la mise en oeuvre du Plan régional d’élimination des déchets industriels (Predis) et autres que ménagers et assimilés (Predama) avec :

> un soutien financier régional aux porteurs de projets pour la mise en place d’installations de traitement,

> la mise en place au sein de l’AGORAH d’un observatoire des déchets pour disposer de données fiables et actualisées sur la gestion des déchets.

Des centrales photovoltaïques et la sensibilisation des plus jeunes

Une étude est en cours pour installer des centrales photovoltaïques sur les parkings des bâtiments de la collectivité et les plateaux sportifs des lycées. Afin de sensibiliser les plus jeunes au développement durable, la Région Réunion a mis en place en avril 2011 l’agenda 21 des établissements scolaires. En 2012, cette action sera poursuivie grâce à des appels à projets lancés dans les lycées et centres de formation pour promouvoir l’écocitoyenneté et contribuer à l’apprentissage de nouveaux modes de consommation et de relation aux autres et au monde.

La Réunion que nous construisons ensemble pour PRÉSERVER ET VALORISER LA BIODIVERSITÉ

Le caractère exceptionnel de l’île de La Réunion et de sa biodiversité en fait l’un des 34 hauts lieux de la biodiversité mondiale avec 30% d’écosystèmes primaires. La Région Réunion s’inscrit dans la préservation et la protection de cette biodiversité par de multiples interventions et actions. Le Plan d’Urgence exceptionnel de 12,5 millions d’euros pour mieux protéger le Maïdo

A la suite des incendies du Maïdo depuis le 29 octobre dernier, la Collectivité décide de consacrer une enveloppe exceptionnelle de 12,5 millions d’euros et qui permettra de financer :

> des mesures d’accompagnement pour les acteurs économiques (agriculture, tourisme),

> des actions de restauration de la forêt avec la création de 20 postes d’écogardes et le déploiement de 400 emplois verts pour l’entretien des sites remarquables des programmes de renforcement de la prévention et de la lutte contre les incendies avec la construction de grandes retenues collinaires ou encore l’entretien des pistes forestières et la création de nouvelles pistes. Parallèlement, 150 000 euros ont été votés pour permettre de couvrir les frais occasionnés par le déploiement de 250 emplois verts volontaires sur le front des incendies depuis le 29 octobre 2011 (frais de déplacements, d’équipement, de restauration,….)

La Collectivité, sensible à la préservation de la faune de l’océan Indien

La Région souhaite positionner La Réunion comme un centre de ressource exceptionnel pour la sensibilisation pour le maintien de la sanctuarisation de l’océan Indien et pour empêcher la reprise de la chasse à la baleine. L’île pourrait être un site mondial qui ne peut être compromis par un risque de reprise de la chasse industrielle. En effet, la gestion et la conservation des baleines fait l’objet de travaux de la Commission baleinière internationale. Après plus de soixante ans d’existence, la CBI est en pleine tourmente.

L’opposition entre les pays conservateurs et les pays chasseurs est à son paroxysme et menace l’existence même de la Commission. Peut-on et faut-il reprendre la chasse à la baleine ? La Commission Baleinière Internationale se réunit en juin 2012 pour une décision.

La Région, partenaire des acteurs (associations, chercheurs) de la biodiversité

La Collectivité poursuit ses actions de soutien aux associations et à la recherche pour protéger et valoriser nos richesses naturelles. Il s’agit notamment d’actions de sensibilisation :

> soutien aux actions de sensibilisation portées par les associations de protection de l’environnement ou les établissements publics

> financement de programmes de recherche permettant l’amélioration de la connaissance sur la biodiversité

> aide aux actions de protection et de valorisation des tortues via Kélonia et de préservation des cétacés avec les associations Globice et Abyss

> participation à la préservation de la biodiversité en tant que membre actif du Parc National de La Réunion

> participation à la protection des fonds marins réunionnais et à la sensibilisation de la population en tant que membre actif de la Réserve Marine Nationale de La Réunion Pour disposer de données scientifiques permettant d’anticiper et de comprendre les changements climatiques et autres phénomènes naturels, la Région participe à deux opérations de construction d’équipements scientifiques d’envergure destinés à une meilleure connaissance de notre environnement.

> la station d’observation de l’atmosphère au maïdo a vocation à être une référence pour les latitudes tropicales de l’hémisphère Sud et servira à alimenter les bases de données utilisées dans les études sur les changements climatiques.

> la station de réception et de traitement d’images satellites à Saint-Pierre a pour but quant à elle de constituer un pôle d’excellence en télédétection, observatoire du développement durable dans le sud-ouest de l’océan Indien. Dans le domaine de l’information géographique, une plate forme régionale d’échange de l’information géographique (Peigeo) et un système d’information géographique (sig) seront mis en oeuvre en 2012.

Au-delà de ces équipements, de nombreux programmes de recherche sont également soutenus par la collectivité régionale dans les domaines de l’écologie marine, de l’agronomie, de la géologie ou encore de l’aquaculture. À une échelle plus large, la Région Réunion est également coordonnatrice du programme net- biome mené en Europe qui a pour but de structurer la recherche sur la biodiversité dans les 11 RUP et PTOM français, espagnols, portugais, hollandais et anglais de la ceinture tropicale et subtropicale.

> D’ici 2013, la Région disposera d’un green data center c’est-à-dire d’un lieu de stockage de ses données numériques respectant l’environnement avec une consommation énergétique réduite grâce au recours à une énergie propre pour le refroidissement des serveurs.

> Afin de compenser les émissions en carbone de la collectivité, une opération de replantation de 35000 espèces végétales à La Réunion et dans la zone océan Indien est prévue. En 2012, un suivi du plan d’actions « bilan carbone de la Région » sera assuré avec l’ensemble des directions.

> La Région a initié une démarche de dématérialisation du courrier, des délibérations et de l’ensemble de ses marchés ; de la création du document jusqu’à son envoi à la Préfecture ou à un tiers. L’objectif est la diminution de la consommation de papier de la collectivité, un meilleur classement et archivage de nos documents, la diminution des impressions.

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