Les grandes lignes du Trans Eco Express

Le 28 juillet 2010
La commission permanente de ce mardi a posé les bases du Trans Eco Express. Fabienne Couapel, 12è Vice-présidente en charge des transports et des déplacements a exprimé la nécessité de créer un nouveau réseau à haut niveau de service sur toute la Réunion. Il faut arriver « rapidement à l'élaboration d'un schéma régional de transport. Ce matin, nous participons à une étape essentielle qui permet de recenser les élus prêts à s'engager dans le projet ».
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Premier constat à l’issue des deux heures trente de commission permanente : un large consensus se dégage sur la nécessité de créer un nouveau moyen de déplacement à la Réunion. Afin de mener des études complémentaires, une enveloppe de 200 000 euros a été allouée au projet.

Il a également été décidé la création prochaine d’un syndicat mixte en charge de la gouvernance du nouvel outil. Le syndicat mixte de type SRU regroupera toutes les AOT (Autorité organisatrice de transports). Concrètement, le nouveau réseau donnera aux usagers un meilleur confort de déplacement dans l’île, et habituera le Réunionnais à un mode de transport davantage propre.

Quant à connaître le nombre de bus en circulation sur le nouveau réseau, il est encore prématuré d’avancer un nombre précis : « mais oui, il y aura bien une augmentation des bus ! La réflexion est en cours, notamment pour mieux desservir les hauts qui jusqu’à présent sont un peu oubliés ». Selon Fabienne Couapel, les contours du Trans Eco Express sont définis :

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Interview de Fabienne Couapel (12è Vice-présidente en charge des transports et des déplacements) :


- Les bases du Trans Eco Express ont été clairement définies ce matin. Quelles sont les avancées significatives de ce projet, thème fort de la campagne de Didier Robert ?

- Je vous confirme que le Trans Eco Express vise à doter la Réunion d’un véritable réseau de transport à haut niveau de service, à l’échelle du territoire de la Réunion. En ce qui concerne la ventilation des fonds qui a été approuvée ce matin en commission permanente, on ne peut pas encore donner de chiffres bien précis. Une première enveloppe va servir à mener des études complémentaires. Ces études vont notamment déterminer avec beaucoup plus de précisions, les 44 projets qui ont été identifiés par les services de la Région et pour lesquels les travaux seront engagés dans les prochains mois et les prochaines semaines. Les fonds (200 000 euros) qui ont été engagés ce matin, serviront à peaufiner l’analyse des dossiers, à déterminer avec précision quels sont les projets, travaux et aménagements physiques à réaliser dans les plus brefs délais.

-Quelles sont les grandes lignes de ces travaux ?

- Il y aura d’abord une intervention de la Région, sur les routes nationales, les routes régionales. Il s’agit de décloisonner les transports à la Réunion, pour créer du lien et une véritable cohérence à l’échelle de la Région. Cette intervention sur les routes régionales se fera en accord et en concertation avec les EPCI et les AOT (Autorité organisatrice de transports) dont le Conseil général. Les routes nationales traversent des communautés d’agglomérations, la Région interviendra toujours dans le cadre d’une vaste concertation avec les communes concernées.

-Comment fédérer les « co-gestionnaires » comme la Cinor, la Civis, le TCO… ?

- Quand je parle de cohérence territoriale, cela implique aussi une cohérence au niveau de la gouvernance. Ces AOT devront travailler ensemble, avec le Département bien entendu et avec Le Conseil régional. Nous avons le désir de créer rapidement un syndicat mixte qui va justement réunir toutes les institutions. Ce sera d’ailleurs le cadre juridique indispensable pour lancer d’autres études et pour prendre les décisions afin d’harmoniser la problématique des transports. Au niveau de la billettique, au niveau de l’information, au niveau pourquoi pas du cahier des charges qui devra être suivi par les opérateurs. Ils sont aujourd’hui dans le cadre d’une délégation de service publique à même d’apporter une offre de transport aux usagers. Nous serons particulièrement vigilants à ce que cette offre soit améliorée dans le sens de la qualité, dans le sens d’une véritable réponse aux usagers, en terme de régularité, de ponctualité de sécurité, de coût…


- Nous en sommes à la phase des études, peut-on déjà se projeter sur un calendrier ?

- Bien entendu, nous travaillons avec un calendrier. Nous ne pouvons pas engager des fonds publics sans avoir un minimum de visibilité et sans être en mesure de faire une évaluation des politiques publiques. Oui nous avons un calendrier et nous ferons tout notre possible pour que ce calendrier soit respecté. Prochaine étape : la réunion sous l’impulsion du Président de Région de l’ensemble des AOT pour la mise en place d’un véritable travail collectif. Nous les avons rencontrés tous de façon individuelle. Il est temps à présent de les réunir et de travailler collectivement. Le but est de pouvoir signer la création du syndicat mixte dans les prochaines semaines. Rapidement nous espérons qu’un certain nombre d’études seront en mesure d’être proposées et présentées avant la fin de l’année 2010. A partir de là, les procédures devront être suivies pour concrétiser la réalisation de grands travaux.

-In fine peut-on se projeter en 2012 ou 2013 ?

- Des travaux vont commencer en 2011, d’autres vont débuter en 2012 et d’autres encore qui vont commencer en 2013. Tout dépendra vraiment de l’importance des travaux. Il y en a certains qui demandent des procédures particulières comme des appels d’offres, des enquêtes publiques. D’autres au contraire qui sont directement concernés par les routes nationales, nécessiteront une procédure, beaucoup moins longue et moins coûteuse.

- Sortons du volet technique, pour comprendre l’aspect humain de ce Trans Eco Express. Concrètement que va t’il apporter aux Réunionnais ?

- Les hommes et les femmes de la Réunion sont perturbés aujourd’hui dans leur mode de déplacement. Il est évident que des points sensibles ont été identifiés. A certaines heures de la journée, il est très difficile de circuler. Nous devons impérativement fluidifier la circulation. Pour ce faire, nous avons comme outil, le Trans Eco Express qui va répondre à court terme, à cette demande qui est croissante et qui relève de l’exigence. Après il y a d’autres modes de transports qui devront être avantagés pour continuer à fluidifier la circulation. Il y a d’autres alternatives au « tout voiture », le Trans Eco Express en est un exemple, mais il y aussi les modes doux de déplacement. La Région va d’ailleurs présenter dans les prochaines semaines, un vaste programme de « voie régionale vélo ».

Il y aussi des comportements qui doivent évoluer. On doit changer les mentalités. Nous travaillons déjà sur un mode de déplacement en entreprise. Aussi sur un mode de déplacement en administration. De nombreuses institutions ont besoin d’être sensibilisées davantage sur le co-voiturage. Nous réfléchissions aussi sur un plan du transport des marchandises. Nous intervenons donc sur plusieurs volets, mais notre priorité actuelle, et c’est la raison pour laquelle nous avons souhaité lancer ce projet très rapidement, c’est le Trans Eco Express qui avec ses 44 mesures ciblées et déterminées permettra en effet de fluidifier la circulation, d’améliorer les déplacements tant sur les plans des loisirs ou simplement économique.

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