Le chantier de la Nouvelle Route du Littoral démarre

Le 7 novembre 2013
Le Président de la Région Réunion, Didier ROBERT, a notifié ce mercredi 6 novembre les marchés de la Nouvelle Route du Littoral. Les grands travaux de la nouvelle route en mer démarrés représentent un volume de travaux de plus de 1,2 milliard d'euros. Un chantier d'exception pour la sécurité, l'emploi et la formation à La réunion.

La RN1 entre Saint-Denis et La Possession dite Route du Littoral, itinéraire stratégique reliant le port de commerce à la capitale administrative et à l’aéroport international Roland Garros, supporte un trafic journalier de l’ordre de 60000 véhicules/jour. Soumise à de forts aléas naturels, géologique et maritime, cette route doit être abandonnée au profit d’une nouvelle route en mer, plus éloignée de la falaise et redimensionnée pour résister à des houles cycloniques centennales.

Le projet présente les caractéristiques suivantes :
- Longueur approximative : 12,5 km (du PR 1,0 au 13,5 de la route actuelle) - Vitesse de référence : 90 km/h
- Profil en travers : 2x2 voies + BAU + réservation d’emprise pour un futur TCSP, voies cyclistes
- Combinaisons de digues et de viaducs en mer
- Diffuseur routier à Saint-Denis (RN 1 – Front de Mer et RN 6 – Boulevard Sud)
- Échangeur complet avec la RD 41 (route de La Montagne) à La Possession - Échangeur complet à la Grande Chaloupe
- Projet sans péage

Les entreprises attributaires pour le chantier de la NRL

Gtoi/sbtpc/vinci construction réalisent l’échangeur de La possession (mt2)

Dans le cadre de la réalisation des études de conception détaillées, une attention particulière a été portée sur les parties plus urbaines, notamment pour l’échangeur de La Possession qui va constituer une nouvelle entrée de ville (échangeur complet et multifonction). L’opération intègre la mise en valeur paysagère de l’aire de repos et des abords de l’échangeur. Le chantier du futur échangeur consiste en la création d’une digue de 400m dans une zone peu profonde ne nécessitant pas de moyens maritimes importants et de trois ponts (une à trois travées et deux à une travée).

La digue permet le raccordement terrestre du projet maritime. Elle est constituée d’un talus sur- monté d’un mur chasse mer. Elle est protégée par une carapace recouverte de blocs béton.

La deuxième phase des travaux de l’échangeur concerne les raccordements aux voiries existantes. Elle permettra une mise en service anticipée de cet échangeur avant la mise en service complète de la Nouvelle Route du Littoral.

Les travaux de la 1ère tranche du futur échangeur comprennent :
- Les études de méthode et d’exécution,
- les installations et la préparation de chantier,
- la construction de 3 ouvrages d’art (ponts)
- la construction de 2 parties de digue sur un total de 350ml environ > les contrôles et dispositions de toutes natures pour assurer la sécurité et la protection de l’environnement

Les ouvrages (Ouvrages d’art et digues) sont situés sur le Domaine Public Maritime.

vinci construction / bouyGues travaux pubLics / dodin campenon bernard / demathieu bard construction construisent Le viaduc de 5400 m (mt3)

Le viaduc entre Saint-Denis et la Grande Chaloupe a une longueur de 5 409 m. Sa largeur est de 28,90 m. La travée courante est de 120 m. Ce sera le plus important viaduc en mer de France.

Le tablier est un mono-caisson en béton précontraint de hauteur variable. Il repose sur 48 piles en mer et deux culées en extrémités à la jonction avec la digue.

Les parties d’ouvrage seront préfabriquées à terre. Les pièces massives des fondations, des piles et d’une partie du tablier seront transportées sur site par voie maritime à l’aide d’une méga-barge. Les voussoirs courants préfabriqués du tablier, acheminés par la RN1 de nuit, seront assemblés par encorbellements successifs à l’aide d’une poutre de lancement. Sa conception intègre, dès le début, la possibilité de réaliser à terme un TPCS guidé ou mode ferré (de type tramway)

eiffaGe tp/ raZeL bec / saipem / nGe contractinG / GuintoLi construisent Le viaduc de La Grande chaLoupe (mt4)

Le chantier consiste en la construction du pont de 240m au niveau du site de la Grande Chaloupe et ne nécessite pas de moyens maritimes. Cet ouvrage ouvre la continuité des ravines et une perspective visuelle vers l’Océan et constitue l’ouvrage principal de la desserte du site dont les bretelles d’accès seront réalisées dans un second temps après la mise en service de la NRL.

Ce pont est une structure en béton à 4 travées continues. Le tablier est constitué d’un mono-caisson en béton précontraint de hauteur constante de 3,45 mètres. Il repose sur trois piles en mer, fondées sur semelles, et sur deux culées en extrémités à la jonction avec la digue, fondées sur pieux. Les travaux comprennent :
- Les études de méthode et d’exécution,
- les installations et la préparation de chantier,
- les travaux de construction des fondations et des appuis (piles et culées)
- les travaux de construction du tablier,
- les travaux des superstructures,
- les contrôles et dispositions de toute nature pour assurer la qualité, la sécurité et la protection de l’environnement.

Gtoi / sbtpc / vinci construction créent Les 4 premiers tronçons de La diGue (phase 1 : 3600 m) (mt5.1)

La digue est une structure en remblais à talus, surmontée d’un mur chasse mer. Elle est protégée par des couches d’enrochements recouvertes par une carapace de blocs béton.

Le phasage de réalisation des différentes natures et couches de matériaux se fait à l’avancement par poussage terrestre dans l’eau. La construction des 4 tronçons de digue totalise 3 570 mètres.

Certaines parties de l’ouvrage (souille, butée de pied) feront appel à des moyens maritimes.

L’ouvrage est situé sur le Domaine Public Maritime.

La Nouvelle Route du Littoral est un véritable projet de développement durable qui assure :

- la sécurité des usagers vis-à-vis des chutes de pierres et des grands éboulements,
- la sécurité des usagers vis-à-vis des houles cycloniques et des effets du réchauffement climatique (remontée du niveau de l’océan) : ex. prise en compte de houles au moins deux fois supérieures à celle de Felleng,
- l’arrêt des opérations de sécurisation en falaise, qui dégradent un écosystème quasiment unique au monde,
- le remplacement d’une infrastructure qui arrive en fin de vie et qui sinon devrait être confortée, réparée, puis progressivement remplacée sans améliorer le niveau de sécurité global (océan et falaise),
- un axe moderne particulièrement respectueux de son environnement : un assainissement qui protège le milieu marin des pollutions, un projet de récifs artificiels ambitieux, près de 60 M€ de dépenses totales consacrées à la préservation de l’environnement sur le budget global, dont 16 M€ au titre des mesures compensatoires,
- une infrastructure qui favorise les transports collectifs et les modes doux, en offrant dès la mise en service des couloirs bus et un espace sécurisé pour les cyclistes,
- un ouvrage structurant préservant et préfigurant l’avenir en prenant en compte le futur Réseau Régional de Transport Guidé inscrit au SAR (emprise, dimensionnement des ouvrages d’art),
- des entrées de villes et des dessertes de grande qualité qui requalifient l’espace et s’intègrent dans les aménagements futurs à réaliser en continuité de ce grand projet,
- la fin des fermetures et des basculements liés à la gestion des risques naturels et des pertes de temps et pertes économiques associées,
- un ouvrage créateur d’emplois, favorisant la relance de l’activité dans le secteur du BTP avec de fortes retombées locales,
- un ouvrage remarquable valorisant pour l’image de l’île.

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