La Région Réunion, l’Etat et le Rectorat lancent les premiers "Cadets du RSMA"

Le 30 mars 2011
A partir du 3 mai prochain, 15 jeunes en difficulté scolaire vont devenir les premiers Cadets du RSMAR. Un dispositif pionnier en Outre-mer et qui va permettre aux lauréats d'obtenir un diplôme de niveau 5. La formation portée par la Région Réunion, l'Etat et le Rectorat a fait l'objet de la signature d'une convention en préfecture, en présence de Valérie Bénard, Michel Lalande, Mostofa Fourar et le Chef de corps du Rsma de la Réunion.

Dans un an, un point d’étape sera réalisé avec les différents partenaires du projet afin d’ouvrir à davantage de postulants la nouvelle formation professionnalisante.

«  C’est sans hésiter que la Région Réunion s’est engagée pleinement dans le nouveau dispositif. Ce partenariat s’inscrit pleinement dans notre volonté de donner à tous les Réunionnais la même égalité des chances… » Valérie Bénard, 6ème Vice-présidente du Conseil Général s’est félicitée de l’aboutissement de ce projet concrétisé en moins de 6 mois.

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Dans ses propos, Valérie Bénard a été rejointe par Michel Lalande, Préfet de la Réunion : «  nous espérons ainsi que l’année prochaine, le dispositif prendra de l’ampleur et permettra surtout à d’autres jeunes en échec scolaire, de se réinsérer… ».

La formation va durer 6 mois et permettra à 15 jeunes mineurs d’apprendre le métier de cuisinier. Les dernières semaines de cours seront dispensées par l’AFPAR. A l’issue de la formation, les premiers cadets du RSMA pourront prétendre à l’obtention d’un diplôme de niveau 5.

Ce projet partenarial est aujourd’hui effectif grâce à l’Etat, le RSMA-R, l’académie de La Réunion et la Région Réunion. Il s’agit d’une action expérimentale qui a offert à 15 jeunes mineurs en rupture sociale et scolaire, la possibilité de s‘inscrire dans un parcours préqualifiant avec le RSMA-R, une démarche qui leur assurera à terme une insertion professionnelle.

Le décrochage scolaire constitue une injustice au regard du principe d’égalité des chances, et pénalise lourdement l’insertion sociale et professionnelle des jeunes, dans une économie faisant de plus en plus appel à la compétence et à la qualification.

La lutte contre le décrochage scolaire est une priorité pour les acteurs publics : état, collectivités et monde associatif.

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Le dispositif « Cadets du RSMA-R » est une traduction concrète qui s’inscrit dans cette politique d’égalité des chances et d’insertion professionnelle.

caractéristiques du programme

La première phase du repérage du public concerné a été opérée par la MGI (Mission Générale d’Insertion relevant du Rectorat).

Pour rappel, la MGI a deux finalités :

> Réduire le nombre de sorties sans qualification du système éducatif

> Préparer tous les élèves de plus de 16 ans à une qualification reconnue en vue d’une insertion sociale et professionnelle durable.

La deuxième phase du recrutement est en cours de réalisation par le RSMA-R.

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À l’issue du recrutement, la MGI assure l’accompagnement social, en aidant les jeunes recrutés dans leurs démarches administratives préalables à l’incorporation.

Les jeunes suivront une formation rémunérée d’environ 18 mois leur permettant d’accéder à une certification dans le domaine de la restauration, qui présente un besoin en personnel qualifié.

CALENDRIER

Janvier / Février 2011 : Première phase de repérage du public effectué par la MGI.

Mars 2011 : Deuxième phase de recrutement effectué par le RSMA-R.

Avril / Mai 2011 : Accompagnement social par la MGI.

03 Mai 2011 : Incorporation des 15 jeunes cadets sélectionnés au RSMA-R.

déroulement de la formation

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La première année de la formation sera dispensée par le RSMA-R, centre de formation à caractère éducatif et professionnel. Il proposera des formations de deux types :

> Une formation professionnelle se déroulant sur 10 mois, validée par une attestation de formation professionnelle et constituant la première étape du parcours de formation qualifiante de l’intéressé(e).

> La formation SMA adaptée au public, à savoir une formation militaire et sportive, une formation à la citoyenneté, une remise à niveau scolaire et un stage de secouriste du travail.

L’ensemble de ces formations, délivrées principalement au quartier Suacot à Terre-Sainte, seront sanctionnées par l’attribution du certificat d’aptitude personnelle à l’insertion (CAPI).

Une formation militaire initiale basée sur le « savoir-être » sera également dispensée aux jeunes.

Les cadets du RSMA-R sont recrutés en qualité de volontaires stagiaires du service militaire adapté et sont soumis au statut précisé par le décret n°2008-955 du 12 septembre 2008 relatif aux volontaires militaires.

Le contrat initial de volontariat ne devient définitif qu’à l’issue d’une période probatoire de deux mois. Au cours de cette période, le contrat peut être dénoncé unilatéralement par chacune des parties.

A l’issue, les contrats peuvent être résiliés de deux manières :

> par l’autorité militaire ;

> sur demande écrite de l’intéressé et après agrément par le ministre de la défense. S’agissant des modalités financières, le RSMA-R s’engage à prendre en charge tous les frais relatifs à l’alimentation, l’habillement et le logement. Il paiera, conformément au statut des volontaires stagiaires, une solde spéciale de 340.50 euros par mois sous réserve que les cadets aient ouvert un compte bancaire en leur nom propre.

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La deuxième année qui démarrera en avril / mai 2012 (pour une validation du Titre vers octobre / novembre 2012) sera prise en charge par l’AFPAR avec un soutien de la Région. Les jeunes auront alors à préparer trois Certificats de Compétences Professionnelles :

> Préparer, cuire et dresser des hors-d’oeuvre et des entrées chaudes,

> Réaliser une production culinaire de « masse » en intégrant les techniques de la liaison froide,

> Préparer et cuire des mets au grill et à la rôtisserie.

La durée de la formation sera de 817 heures.

Financement

> La première année sera prise en charge par le RSMA-R pour la formation des 15 jeunes.

> La deuxième sera prise en charge par la Région Réunion au travers de l’AFPAR.

A l’issue de leur formation les jeunes valideront leur titre professionnel et pourront poursuivre dans une formation qualifiante ou vers un emploi.

La Région Réunion, l'Etat et le Rectorat lancent les premiers "Cadets du RSMA"

le dispositif de lutte contre le décrochage scolaire

La coordination régionale interinstitutionnelle de lutte contre le décrochage scolaire s’est mise en place en octobre 2010.

Composée de représentants de la direction des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (DIECCTE), des représentants de la formation initiale (Éducation Nationale, Agriculture, CFA) des collectivités territoriales et des différents acteurs de l’insertion professionnelle (Pôle Emploi, Missions Locales, PJJ, CRIJ, RSMA-R, …), cette coordination a pour but de prendre en charge les jeunes de plus de 16 ans sortis du système de formation initiale (Éducation Nationale, Agriculture et Centres de Formation des Apprentis) sans diplôme.

Le pilotage départemental en est assuré par le sous-préfet chargé de la cohésion sociale et de la jeunesse.

Elle se décline opérationnellement en quatre plates-formes locales d’appui et de suivi, correspondant aux quatre arrondissements.

Dans ces plates-formes siègent des représentants locaux des mêmes institutions.

Celles-ci, pilotées par les sous-préfets, ont été installées au quatrième trimestre 2010.

Ces plates-formes ont deux objectifs :

> Repérer de façon exhaustive les jeunes sortis de formation initiale sans diplôme, qu’ils aient été scolarisés dans les établissements du ministère de l’Éducation Nationale, de l’Agriculture ou dans un centre de formation d’apprentis.

> Proposer aux jeunes ainsi identifiés une offre de « raccrochage » pour des solutions adaptées en lien avec les partenaires (école 2 ème chance, RSMA-R, cadets du RSMA-R, dispositifs d’insertion conduits par l’ensemble des partenaires, raccrochage dans un établissements, contrats d’autonomie,…)

Il s’agit ainsi de réinscrire le jeune décrocheur dans un parcours de formation, d’accompagnement ou dans des activités destinées à préparer au mieux son entrée dans la vie active. Le développement de dispositifs diversifiés dits de « seconde chance » contribue à apporter des réponses personnalisées à chaque jeune.

L’action innovante, « les cadets du RSMA-R », première expérimentation en France d’intégration de mineurs au RSMA, est le premier exemple concret de cette mobilisation commune pour lutter contre le décrochage scolaire.

Le contexte national

Le Comité Interministériel des Villes et du développement urbain (CIV) du 20 juin 2008 a érigé la prévention du décrochage scolaire et de l’accompagnement des élèves sortant sans qualification du système scolaire en priorités majeures. La circulaire interministérielle du 18 décembre 2008, conjointement signée par le ministre de l’éducation nationale et la secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville, a proposé pour les quartiers les plus en difficultés, des actions concrètes reposant sur une obligation de résultats.

A la suite du Comité Interministériel pour la Jeunesse (CIJ) du 30 janvier 2009, le Gouvernement a souhaité donner à cette première approche qui garde toute sa validité une nouvelle impulsion, d’une part, en renforçant les modalités de repérage et, d’autre part, en étendant à l’ensemble du territoire national, la possibilité de soutenir des expérimentations sous la direction du ministère de la jeunesse et des solidarités actives.

Ces priorités ont également été reprises dans les décisions du Comité interministériel de l’outremer de novembre 2009.

Enfin, le Conseil des ministres du 5 mai 2010 a renforcé ces engagements dans un communiqué concernant l’absentéisme et la lutte contre le décrochage scolaire.

La situation à La Réunion

Pour La Réunion, le Rectorat a identifié en 2008 environ 3500 jeunes, de 16 à 20 ans et à 2/3 masculins, dont 1800 sortants sans qualification (soit 12,5% des jeunes) et 1700 sortants sans diplôme, avec toutefois une tendance à la diminution progressive d’année en année.

Pour 2010, l’estimation se situe autour de 2800 sortants sans diplôme dont 1400 sortants sans qualification ; il est à noter que, parmi ces 2800 estimés, un certain nombre ont déjà des solutions professionnelles et d’insertion.

La composition d’une plate-forme :

• Le sous-préfet d’arrondissement ou son représentant • un représentant des chefs d’établissement

• un représentant de la MGI

• un représentant du CIO

• un représentant pour chaque chambre consulaire

• un représentant de la DAAF

• un représentant de la mission locale

• un représentant du Conseil Général

• un représentant du Conseil Régional

• un représentant du pôle emploi

• un représentant de la DJSCS

• un représentant de la PJJ

• un représentant du SPIP

• un représentant de la DIECCTE

• un représentant du CRIJ

• l’UDAF et diverses associations locales oeuvrant dans le domaine.

crédits :

Le fonds d’expérimentation de la jeunesse, levier issu du plan « agir pour la jeunesse » de l’Etat permet de financer des actions dans le cadre du décrochage scolaire.

A noter également que l’ACSé finance également des actions dans le cadre des contrats urbains de cohésion sociale et également dans les dispositifs de programmes de réussite éducative.

le Rsma de la Réunion

LE RSMA-R : un organisme de formation à caractère professionnel

Présent à La Réunion depuis 1965

Plus de 3000 jeunes formés au cours des 5 dernières années (2005-2009) 680 jeunes ont été formés en 2010 et près de 1000 le seront en 2011. une triple mission :

> dispenser à des jeunes volontaires résidant outre-mer une formation professionnelle adaptée afin de faciliter leur insertion sociale et professionnelle ;

> contribuer à la mise en valeur du département, notamment au travers de chantiers d’application ; > participer aux plans de secours.

La mission majeure : l’insertion par la formation professionnelle de jeunes volontaires dont une grande partie est en panne de projet et d’avenir.

Le RSMA-R a inscrit son action dans celle plus générale de la « formation tout au long de la vie » (loi du 4 mai 2004) en comblant, par son action originale et spécifique, le vide qui existe entre la sortie d’une scolarité sans diplôme et l’accès à la formation continue qualifiante et l’emploi durable.

une mission d’éducation : recréer chez les jeunes adultes en risque de désocialisation les conditions d’un nouveau départ dans la vie avec le maximum d’atouts, notamment en leur redonnant confiance, en eux, dans le monde des adultes et du travail.

La formation globale proposée par le RSMA-R est fondée sur la rupture que supposent l’acte de volontariat et la vie en collectivité en internat dans une enceinte militaire. Les jeunes volontaires signent un contrat d’engagement dans les armées en qualité de stagiaire du SMA et suivent leur formation sous statut militaire.

Le principe de formation est le suivant :

1/ Le premier mois est consacré à la formation militaire initiale durant lequel la vie en collectivité et l’apprentissage d’un comportement citoyen sont notamment abordés.

2/ Les 8 mois suivants de formation professionnelle sont découpés en 2 phases distinctes :

- Les 4 premiers mois sont dédiés à la formation de base au métier, c’est-à-dire à l’apprentissage du geste professionnel ;

- Les 4 derniers permettent ensuite d’approfondir leurs connaissances notamment par l’intermédiaire de PAE ou de chantier d’application ; Pendant ces 8 mois, ils bénéficient également d’une formation secourisme et sont préparés puis présentés au permis de conduire.

3/ Le dernier mois est employé à la recherche d’un emploi.

Le plan RSMA « modèle 2014 »

offrir aux jeunes réunionnais 700 contrats supplémentaires par an d’ici 2013 :

+ 80 pour les Volontaires techniciens

+ 120 pour les Volontaires stagiaires longs (10/12 mois de formation)

+ 500 pour les Volontaires stagiaires courts (6 mois de formation)

Notamment en élargissant l’aire de recrutement au profit de diplômés mais en situation de chômage.

un ambitieux programme d’infrastructure :

> 34 M€ pour le BTP réunionnais

> Une dizaine d’opérations d’infrastructure entre 2010 et 2014

RSMA 1500 : 3 défis à relever

Le défi du recrutement

Réussir à honorer ces 700 places supplémentaires

Situation paradoxale : des places offertes difficilement honorées alors qu’il existe un nombre important de jeunes au chômage éligibles au RSMA-R Un nécessaire besoin de faire connaître cette opportunité aux jeunes et à leur famille

Le défi de la formation

> Proposer des formations attractives et adaptées aux parcours différenciés (6 à 12 mois)

> Externaliser certaines formations

> Développer de nouveaux partenariats pour des formations partagées

Le défi de l’insertion

> Insérer 2 fois plus de jeunes volontaires

> Obtenir le soutien du plus grand nombre d’acteurs de l’insertion à la Réunion

> Développer prioritairement la poursuite de formation professionnelle

NOMBRE DE PLACES OFFERTES AU RSMA-R :

2010 : 750

2011 : 1000

2012 : 1350

2013 : 1450

la Région met en place des dispositifs pour l’insertion des jeunes

La Région accompagne les jeunes en difficulté d’insertion

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Les « cases à lire » sur toute l’île pour combattre l’illettrisme.

Objectif de cette action phare :

> Lutter contre l’illettrisme et promouvoir le goût de la lecture et de l’écriture, favoriser l’accès au savoir au travers des loisirs

> Implanter des cases à lire dans les 24 communes de l’île. La case à lire doit être une structure de proximité

> Accueillir toute personne en rupture avec les apprentissages classiques, ayant besoin d’acquisition ou d’amélioration des savoirs de base. L’action vise des jeunes et adultes sortis du système scolaire, prioritairement les 18-35 ans.

Avec la labellisation « Case à lire », la Région accompagne les structures qui démontrent leur capacité à mettre en oeuvre le dispositif à destination du plus grand nombre.

L’ecole de la deuxième chance : une autre issue pour lutter contre l’exclusion

Autre action concrète de la Région et de l’Etat inscrite au titre de l’Egalité des Chances et de la lutte contre l’illettrisme : l’Ecole de la 2ème chance. On évalue à environ 4 000 le nombre de jeunes Réunionnais qui, à compter de 16 ans sont dans une situation d’exclusion sociale et professionnelle. Des dispositifs d’aides existent déjà pour tenter d’enrayer cette problématique, mais sont insuffisants.

Face aux risques d’exclusion sociale et professionnelle de ces jeunes en grande difficulté qui pour près de 30% ne maîtrisent ni la lecture, ni l’écriture ni les mathématiques, la Région Réunion a décidé de mettre en place une école de la 2ème chance sur le modèle des 20 autres E2C de métropole qui ont prouvé leur efficacité avec plus de 60% de jeunes diplômés à leur sortie.

Cette Ecole permettra aux jeunes concernés de 16 à 25 ans de bénéficier, dans un lieu privilégié, d’une approche pédagogique personnalisée : respect du rythme d’acquisition des connaissances, prise en compte des besoins de chacun, un formateur référent pour chaque stagiaire...

La première école de la deuxième chance a ouvert des portes le 13 décembre dernier dans le nord et le sud. La collectivité prévoit l’installation de ce dispositif régional territorialisé également sur l’Est, et l’Ouest avant la fin 2011. Chaque site sera confié à un opérateur, établissement ou organisme de formation.

D’ores et déjà les ApLi :

Les Ateliers Permanents de Lutte contre l’Illettrisme assurent leurs missions en direction des jeunes de plus de 16 ans avec pour objectif de développer l’acquisition des savoirs de base et l’autonomie sociale. C’est-à-dire qu’en plus de l’amélioration des compétences en lecture, écriture et calcul, le stagiaire acquiert des connaissances portant sur différents domaines de la vie quotidienne tels que la citoyenneté, la santé, le logement, les revenus, la familles, les démarches administratives.

CALENDRIER

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> La Commission Permanente réunie le 19 octobre 2010 vote dans ce cadre une enveloppe globale de 226 352 € ( dont 23 373 euros au profil de la CCIR Sud et 150 656 euros pour la CCIR Nord) pour la création de deux Ecoles de la Deuxième Chance

> Le 13 décembre 2010, les 30 premiers stagiaires sont accueillis sur les sites du nord et du sud. (Ouverture de deux autres écoles de la Deuxième chance en 2011 dans les secteurs Ouest et Est)

> La commission du 9 novembre 2010 vote la création de 24 cases à lire.

> Le 18 novembre 2010 se tiennent les Etats Généraux de l’Illettrisme à l’issue desquels une charte pour lutter contre l’illettrisme est signée par plus d’une dizaine de partenaires

> Janvier 2011 : Lancement d’un appel à projet pour la création des »Cases à lire ».

> 29 mars 2011 : La commission permanente vote pour le projet « Les cadets du RSMA-R »

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