La Région Guadeloupe

Le 31 août 2005
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Le Président de la Région Guadeloupe : Monsieur Victorin LUREL

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Site internet de la Région Guadeloupe :cr-guadeloupe.fr

Généralités géographiques

La Guadeloupe (971), une des Petites Antilles, constituant un département français d’outre-mer. Une superficie de 1 705 km². Chef-lieu de département : Basse-Terre ; chef-lieux d’arrondissement : Pointe à Pitre et Marigot ; 3 arrondissements et 34 communes. La Région Guadeloupe est formée d’ îles dont deux principales : Basse-Terre et Grande-Terre, séparées par un bras de mer, la Rivière Salée. Malgré son nom, Basse-Terre est la plus élevée (volcan de la Soufrière, 1484 m.) ; Grande-Terre est un plateau qui dépasse à peine 100 mètres. Plusieurs îles (la Désirade, les Saintes, Marie-Galante, Saint-Barthélémy, une partie de Saint-Martin) dépendent de la Guadeloupe.

Histoire

La Guadeloupe a été l’une des îles découvertes par Christophe Colomb en 1493. Elle était déjà peuplée. Elle devient française en 1635, sur l’initiative du cardinal de Richelieu, qui développe une active politique maritime et de colonisation. Liénart de L’Olive et Duplessis s’y installent avec une centaine de colons. À partir de 1650, les indiens Caraïbes - le peuple amérindien majoritaire dans l’île - sont dépossédés de leurs terres pour faciliter la mise en place des "habitations", grandes plantations vouées à la culture de la canne à sucre. Ce développement agricole nécessite la venue d’esclaves provenant des côtes d’Afrique et destinés à travailler dans les plantations. Cette activité donne lieu à un fructueux commerce triangulaire entre l’Afrique, les Antilles et la métropole. À la fin du XVIIIe siècle, au gré des luttes entre la France et l’Angleterre, la Guadeloupe passe, en 1787, sous domination anglaise. En 1793, la Convention nationale française envoie le commissaire Victor Hugues libérer la Guadeloupe. Il abolit l’esclavage en avril 1794. En 1802, à la demande de la noblesse créole, le Premier consul Bonaparte envoie le général Richepanse à la Guadeloupe pour y rétablir l’esclavage et rendre le pouvoir aux grands planteurs créoles. Les esclaves et les mulâtres affranchis s’arment sous le commandement du colonel Delgrès, mais sont finalement mis en échec. À la chute du premier Empire en 1815, la souveraineté de la France sur l’île est définitivement reconnue par le congrès de Vienne. La traite des noirs est abolie, mais dans les faits, il faut attendre 1848 et le décret Schoelcher pour que l’esclavage soit définitivement aboli. En 1946, à l’instar de la Martinique, l’autre possession française des Antilles, la Guadeloupe reçoit le statut de département d’outre-mer.

Quelques indicateurs

- Population : 438 820 habitants (en 2003), dont 40% de population urbaine et 60% de population rurale
- Langue officielle : le Français, langues parlées également : le Créole ; à Saint-Martin cependant, en partie hollandaise et quelque peu en partie française, l’anglais est utilisé.
- Monnaie : l’euro
- Densité moyenne en 2002 : 256 habitants par km2
- PIB par habitant en 2002 : 14 807,1 €
- Taux de chômage : 26,9 %
- Emploi par secteur : primaire : 6 % - secondaire : 14% - tertiaire : 80 %

Economie

L’agriculture est le principal secteur de l’économie guadeloupéenne avec le tourisme.
La Guadeloupe exporte des bananes, du sucre, du rhum et des melons. Elle importe des produits alimentaires, industriels et énergétiques.
La banane constitue le premier produit d’exportation en volume, avec une production de 87 024 tonnes en 2003. La superficie consacrée à la culture de la banane est d’environ 4 100 hectares. La culture de la canne à sucre représente la deuxième activité agricole, avec une production de 572 000 tonnes de canne. La troisième culture est le melon : 4 826 tonnes ont été exportées en 2003, représentant entre 60 et 70 % de la récolte.

La richesse économique essentielle de la Guadeloupe reste le tourisme, qui connaît un fort développement depuis plusieurs années. Il a effectivement bénéficié de la déréglementation du transport aérien qui a permis d’élargir la clientèle touristique, mais aussi d’une politique fiscale attractive qui vise à exonérer les investissements immobiliers et de loisirs réalisés en Guadeloupe.
Cependant, le département souffre de la concurrence des autres destinations antillaises, et la clientèle française ne suffit plus à faire vivre l’économie locale. De gros efforts ont donc été réalisés pour attirer une clientèle nord-américaine, dont le pouvoir d’achat est plus élevé, et pour laquelle le coût du transport est moindre, en raison de la proximité. Comme les autres départements insulaires français, la Guadeloupe souffre de son éloignement du reste du territoire national.

Secteurs d’activité

- Agriculture : sucre, rhum, banane
- Industries : distilleries, industries agro-alimentaires, bâtiment
- Tourisme : 675 000 touristes de séjour par an

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