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Conseil Régional de la Martinique Chambre de
Commerce et de l'Industrie de Martinique Généralités géographiques Ile de la Martinique (972), une des Petites Antilles, formant (depuis 1946) un département français d'outre-mer ; une superficie de 1100 km² ; une population de 381 427 individus. Composée à 43,5 % d'une population active. Un taux de chômage de 29,2 %. Chef-lieu : Fort-de-France ; chefs-lieu d'arrondissements : Le Marin et Trinité ; 3 arrondissements et 34 communes. L'île, au climat tropical, est constituée par un
massif volcanique dominé par la Montagne Pelée.
L'émigration vers la France n'a pas enrayé la montée du chômage et l'île demeure très indépendante économiquement de la Métropole. Parc Naturel Régional (env. 70 000 ha). Histoire La Martinique a été découverte par Christophe Colomb en 1502, lors de son quatrième voyage. Cependant, ce n'est qu'en 1635 que Pierre Belain d'Esnambuc en prend possession au nom de la France, sur instruction du cardinal de Richelieu. En 1664, la Compagnie des Indes occidentales, créée par Colbert, obtient le monopole du commerce, puis en 1674, la colonie est rattachée à la Couronne. Le développement de l'île est largement facilité par la mise en place du commerce triangulaire qui permet de ramener des esclaves destinés aux plantations. La Martinique est avec Haïti le client le plus important des négriers, alimentant la métropole en cacao, en café, en indigo, en sucre et en coton. Comme sa voisine, la Guadeloupe, elle est l'un des enjeux des rivalités franco-anglaises dans les Caraïbes aux XVIIIe et XIXe siècles. Occupée par l'Angleterre en 1762, elle est rétrocédée à la France l'année suivante par le traité de Paris. En juin 1790, les mulâtres et les esclaves se soulèvent, mais les patriotes ne peuvent y abolir l'esclavage, car l'Angleterre reprend possession de la Martinique de 1794 à 1802, date à laquelle le traité d'Amiens la restitue à la France. Durant cette occupation, les Anglais libèrent les esclaves noirs afin de ruiner les plantations des colons français. Le retour à la France s'accompagne du rétablissement de l'esclavage, définitivement aboli en 1848 grâce à l'œuvre de Victor Schoelcher, qui exerce les responsabilités de sous-secrétaire d'État dans le gouvernement provisoire, après la Révolution de février 1848. La suppression de l'esclavage met à mal l'économie de plantation qui ne peut supporter des coûts de main-d'œuvre importants. On fait venir des travailleurs volontaires jusqu'en 1859, puis cette "traite déguisée" cesse au profit de la venue de coolies, main d'œuvre venue d'Inde. Devenue département d'outre-mer (voir Dom-Tom) en 1946, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et grâce à la Constitution de la IVe République, la Martinique ne retrouve son dynamisme qu'avec le développement de l'industrie touristique. Informations sur l'activité économique Diverses incitations financières et fiscales à la création d'entreprise, l'investissement, l'emploi … Exonérations conditionnelles de certaines taxes … Quelques indicateurs : - Taille de zone économique exclusive : 11 000 km²
Un accent particulier mis sur le développement touristique Le SDAT (Schéma de Développement et d'Aménagement Touristique) a été adopté le 25 juin 1999. D'ici à douze ans, le tourisme sera l'un des moteurs essentiels de l'économie martiniquaise. Le tourisme représente aujourd'hui : - Plus d'un million de visiteurs (414 588 touristes
de croisière et 592 863 touristes de séjour, en 1998) Secteur à haut potentiel de développement, l'essor du tourisme peut contribuer fortement au développement de la Martinique, " mais pas à n'importe quel prix ". L'élaboration de la SDAT a montré le besoin d'un tourisme original et de qualité, moteur d'une croissance économique durable : Création d'emplois durables et valorisants (création d'un fonds de garantie pour la création d'entreprises touristiques - "Fonds DOM"). Recherche de clientèles plus diversifiées, moyenne et de haut de gamme. Valorisation de la richesse du patrimoine naturel et culturel. Tourisme balnéaire assorti de formules complémentaires de séjours à thèmes / tourisme vert (le Parc Naturel Régional et ses itinéraires de randonnées, le réseau en croissance des gîtes ruraux, parcours découverte VTT ou autres, etc.) / tourisme d'affaires et de congrès (Europe et Amérique du Nord) / la plaisance. Accent mis sur l'authenticité et la rencontre avec les habitants. Protection de l'environnement, particulièrement sur les sites très fréquentés. Amélioration des transports (renforcement du transport local et inter îles). Soin des contacts des Martiniquais avec les touristes.
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