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de la préfecture de Guyane Généralités géographiques La Guyane Française (973), département français
d'outre-mer, entre le Surinam et le Brésil. Superficie : 90 000 km²
(1000 km de frontière avec le Brésil et le Surinam) ; 157 749 habitants.
Densité habitants : 1,9 habitants/km². Taux de chômage : 22 % Emploi
: Secteur tertiaire : 65,8 %, 40 % de la population active est employée
par l'Etat. Chef-lieu : Cayenne. 2 arrondissements (Cayenne et Saint-Laurent-du-Maroni)
et 22 communes.
La Guyane est formée par le socle ancien du massif des Guyanes. Deux fleuves servent de frontières naturelles au département, à l'ouest le Maroni (625 km) et à l'est l'Oyapok (425 km). La côte atlantique est basse et marécageuse, bordée de cordons littoraux et de lagunes. Elle est dans l'ensemble peu hospitalière. Elle comprend plusieurs îles côtières, telles que les îles du Salut, dont l'île du Diable est la plus connue. La population guyanaise est essentiellement composée de mulâtres (ici appelés créoles) issus du métissage entre les esclaves africains travaillant dans les plantations et les immigrants européens. Le département compte également une petite minorité amérindienne qui appartient à trois groupes linguistiques différents : Arawak, Caraïbes et Tupi-Guarani (langues amérindiennes). Les Indiens de Guyane vivent dans les terres intérieures isolées et sur le littoral de la pêche et de la chasse. Peu touchés par la civilisation, en raison des difficultés de pénétration dans la dense forêt équatoriale, ces groupes (Galibi, Arawak, Palikou sur le littoral, Wayana, Wayapi et Oyana dans la forêt) ont conservé leurs cultures et traditions. Les descendants des "nègres marrons" (esclaves fugitifs) et des esclaves libérés en 1848 ont formé des communautés nomades et semi-nomades comme les Boni cultivateurs, les Paramaka et les Djuka, chasseurs et pêcheurs établis également au Suriname. Plus récemment, une forte immigration a bouleversé les équilibres. Des réfugiés laotiens se sont installés sur le littoral et une forte immigration clandestine haïtienne et brésilienne s'est développée. Les Haïtiens seraient environ 38 000, dont seulement 7 000 recensés. L'essentiel de la population est concentré sur le littoral. Histoire Le territoire de la Guyane est exploré au début du XVIe siècle par le navigateur Vicente Pinzon. Il n'est colonisé qu'au début du XVIIe siècle par les Hollandais, puis par les Français. En 1637, la ville de Cayenne est fondée par des marins normands et les Français s'y établissent de manière systématique et durable. À la suite des rivalités franco-anglaises, la Guyane passe sous la dépendance de l'Angleterre, qui, après s'être emparée du territoire, le cède finalement à la Hollande en signant le traité de Breda en 1667. L'amiral français d'Estrées reconquiert pour le compte de la France le territoire. Mais, il faut attendre le traité d'Utrecht, en 1713, pour que les grandes puissances maritimes reconnaissent la souveraineté de la France sur la Guyane. Au siècle suivant, la France tente une mise en valeur de la Guyane, mais ses différentes tentatives échouent en raison notamment de la dureté du climat. Dans les années 1780, un relatif développement économique s'amorce avec les 10 000 esclaves que la France a fait venir d'Afrique. À partir de 1794, et jusqu'en 1805, la Guyane devient un lieu de déportation, une "guillotine sèche" pour les opposants politiques aux différents régimes qui se succèdent en France. Royalistes, prêtres réfractaires, puis conventionnels sont exilés sur cette terre hostile comme Collot d'Herbois, Billaud-Varenne ou Barère. En 1804, le rétablissement de l'esclavage provoque la fuite d'une partie de la population noire, privant ainsi de main-d'œuvre l'économie guyanaise affectée par ailleurs par les difficultés de la France. En 1809, les forces portugaises, venues du Brésil voisin, annexent la Guyane, en représailles à l'invasion française du Portugal, menée par Napoléon Ier. Le Portugal maintient sa souveraineté sur la Guyane jusqu'en 1814, date de son retour à la France, au lendemain de la première abdication de Napoléon Ier. Une brève période de stabilité s'ouvre alors pour la colonie qui, malgré des contestations de frontières avec le Brésil, connaît un lent développement économique en raison de l'esclavage dans les plantations agricoles. Cette relative prospérité se termine, en 1848, avec l'abolition définitive de l'esclavage. Ne sachant que faire de ce territoire inhospitalier, l'empereur Napoléon III décide par la loi du 30 mai 1854 d'y établir une colonie pénitentiaire avec les bagnes de Saint-Laurent-du-Maroni, de Cayenne et de l'île du Diable. Ce n'est qu'en 1938 que sont abolies, dans le droit pénal français, toutes les peines de travaux forcés. En 1940, la Guyane se déclare en faveur du maréchal Pétain et ne rallie les Forces françaises libres qu'en mars 1943. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en 1945, la colonie pénitentiaire est définitivement fermée, et, en 1946, la Guyane reçoit le statut de département d'outre-mer. L'installation, en 1968, du centre de lancement de Kourou par l'Agence spatiale européenne stimule l'économie locale qui bénéficie aussi, à partir de 1983, des retombées du programme Ariane.
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