LA REGION GUADELOUPE

La Présidente de la Région Guadeloupe :
Monsieur Victorin LUREL


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Site de la Région Guadeloupe

Un tour de l'ile de Marie-Galante avec l'Office du Tourisme

Généralités géographiques

La Guadeloupe (971), une des Petites Antilles, constituant un département d'outre-mer : une population de 422 000 habitants (Guadeloupéens). Une superficie de 1 705 km²

Chef-lieu de département : Basse-Terre ; chef-lieux d'arrondissement : Pointe à Pitre et Marigot ; 3 arrondissements et 34 communes.

La Guadeloupe est formée de deux îles, Basse-Terre et Grande-Terre, séparées par un bras de mer, la Rivière Salée. Malgré son nom, Basse-Terre est la plus élevée (volcan de la Soufrière, 1484 m.) ; Grande-Terre est un plateau qui dépasse à peine 100 mètres. Plusieurs îles (la Désirade, les Saintes, Marie-Galante, Saint-Barthélémy, une partie de Saint-Martin) dépendent de la Guadeloupe.

Langues parlées : le Français et le Créole, la langue populaire ; à Saint-Martin cependant, en partie hollandaise et quelque peu en partie française, l'anglais est utilisé. Diverses incitations financières et fiscales à l'emploi notamment. Plusieurs zones franches, exonérations conditionnelles de certaines taxes.

Histoire

La Guadeloupe a été l'une des îles découvertes par Christophe Colomb en 1493.

Elle devient française en 1635, sur l'initiative du cardinal de Richelieu, qui développe une active politique maritime et de colonisation. Liénart de L'Olive et Duplessis s'y installent avec une centaine de colons.

À partir de 1650, les Caraïbes - le peuple amérindien majoritaire dans l'île - sont dépossédés de leurs terres pour faciliter la mise en place des "habitations", grandes plantations vouées à la culture de la canne à sucre. Ce développement agricole nécessite la venue d'esclaves provenant des côtes d'Afrique et destinés à travailler dans les plantations. Cette activité donne lieu à un fructueux commerce triangulaire entre l'Afrique, les Antilles et la métropole.

À la fin du XVIIIe siècle, au gré des luttes entre la France et l'Angleterre, la Guadeloupe passe, en 1787, sous domination anglaise.

En 1793, la Convention nationale française envoie le commissaire Victor Hugues libérer la Guadeloupe. Il abolit l'esclavage en avril 1794.

En 1802, à la demande de la noblesse créole, le Premier consul Bonaparte envoie le général Richepanse à la Guadeloupe pour y rétablir l'esclavage et rendre le pouvoir aux grands planteurs créoles. Les esclaves et les mulâtres affranchis s'arment sous le commandement du colonel Delgrès, mais sont finalement mis en échec.

À la chute du premier Empire en 1815, la souveraineté de la France sur l'île est définitivement reconnue par le congrès de Vienne. La traite des noirs est abolie, mais dans les faits, il faut attendre 1848 et le décret Schoelcher pour que l'esclavage soit définitivement aboli.

En 1946, à l'instar de la Martinique, l'autre possession française des Antilles, la Guadeloupe reçoit le statut de département d'outre-mer (voir Dom-Tom).

Quelques indicateurs

- Densité (hab/km2) : 248
- PIB/hab 1996 (en milliers de F) : 68.8

Principaux établissements industriels

L'agriculture est le principal secteur de l'économie guadeloupéenne avec le tourisme.

Outre les traditionnelles productions vivrières, qui sont d'ailleurs fort réduites, l'essentiel de la superficie agricole utile (50 000 ha), soit 25 p. 100 environ de la superficie totale de l'île, est consacré à des cultures d'exportation, en particulier la canne à sucre. Le département est donc un important producteur de sucre et de rhum, commercialisés principalement en France.

En effet, la canne à sucre représente environ 50 p. 100 de la production agricole de la Guadeloupe, avec une production de 600 à 650 000 t par an. Avec ses 6 000 ha de plantations, la Guadeloupe est également un producteur de bananes (141 135 t en 1997). Toutefois, la concurrence des pays d'Amérique latine, qui bénéficient d'un faible coût de main-d'œuvre, met cette production en difficulté. Elle ne subsiste plus que grâce aux subventions de la métropole, débouché principal des bananeraies de la Guadeloupe.

Ananas, café, cacao et vanille sont également produits, mais de façon plus restreinte, en particulier la vanille qui n'a pas résisté à l'introduction de la vanille artificielle.

Le tissu industriel guadeloupéen est réduit ; il se limite, pour l'essentiel, à la transformation des produits agricoles locaux, et distilleries, usines de canne et rhumeries sont les principales installations industrielles.

La richesse économique essentielle de la Guadeloupe reste donc le tourisme, qui connaît un fort développement depuis plusieurs années. Il a effectivement bénéficié de la déréglementation du transport aérien qui a permis d'élargir la clientèle touristique, mais aussi d'une politique fiscale attractive qui vise à exonérer les investissements immobiliers et de loisirs réalisés en Guadeloupe.

Cependant, le département souffre de la concurrence des autres destinations antillaises, et la clientèle française ne suffit plus à faire vivre l'économie locale.

De gros efforts ont donc été réalisés pour attirer une clientèle nord-américaine, dont le pouvoir d'achat est plus élevé, et pour laquelle le coût du transport est moindre, en raison de la proximité. Comme les autres départements insulaires français, la Guadeloupe souffre de son éloignement du reste du territoire national.